: Le prochain journal sera bientôt disponible...

vendredi 20 janvier 2012

Stress, risques psychosociaux



Le contexte réglementaire

De manière générale, la loi fait obligation à tous les employeurs de préserver la santé physique et mentale et la sécurité de leurs salariés. À ce titre, les risques psychosociaux doivent être repérés et consignés dans le document unique d’évaluation des risques professionnels, et des mesures de prévention doivent être mises en place comme pour tous les autres risques.

Il n’existe pas d’autres dispositions règlementaires spécifiques concernant les risques psychosociaux.

Néanmoins, un accord national interprofessionnel a été conclu en 2008 par les partenaires sociaux français, proposant des pistes d’actions sur le sujet et ouvrant des perspectives pour la négociation et la prévention en entreprise. Il sert de cadre de référence.

On parle beaucoup de stress au travail. Mais aussi de souffrance, de harcèlement, de mal-être...Comment s’y retrouver dans tous ces maux ?

Plus largement on parlera de «risques psychosociaux».
C’est  l’ensemble des risques qui mettent en jeu la santé psychique et mentale des salariés : surcharge de travail, contraintes excessives de temps, perte de repères, difficulté à trouver du sens au travail, conflit de valeurs, manque de reconnaissance, manque de soutien des collègues et de la hiérarchie...

Dans une situation sereine, un certain nombre d’éléments sont source d’équilibre dans le travail : La stabilité des repères dans l’entreprise, la bonne connaissance des attentes et des objectifs, le soutien de la hiérarchie et des collègues, la reconnaissance, un dialogue qui fonctionne bien, le respect mutuel.

A Fleury-Mérogis, la réorganisation des services initiée depuis 2010 couplé à management "directif" a cassé cet équilibre préexistant  et générer des tensions entre les exigences de la direction et des employés. C’est à partir de ce moment là qu’il y a eu une montée progressive du « mal être »chez les employés municipaux.

Les résultats d’une enquête datant de septembre 2011  sur les conditions de travail est venue corroborer l’analyse de la CFDT.
Le bilan social et le rapport de la médecine du travail pourront  confirmer la réalité de la situation en apportant des éléments complémentaires et des données permettant une analyse plus approfondie, et pourquoi pas mener une étude comparative sur l’évolution de ce malaise sur les 3, 5, 10 dernières années par exemple.

La mise en place d’un diagnostic et la mise en place d’actions de prévention devient inévitable.


Le Maire par le biais de son courrier daté du 19 Janvier 2012 propose la mise en place d’un véritable diagnostic, par le biais d’un audit en étroite collaboration avec le comité d’hygiène et sécurité afin d’avorter un plan d’actions pour de meilleures conditions de travail.
Nous pouvons qu’être satisfaits après 2 ans de sollicitations, de courriers, de tracts, qu’il y ait enfin un premier signe positif pour essayer de comprendre et trouver des solutions.

Nous souhaitons participer aux différentes réunions de travail avec l’ensemble des acteurs et jouer notre rôle dans le cadre de ce diagnostic et contribuer aux actions de prévention.
Nous resterons bien entendu extrêmement vigilants quant  à l’application de ce plan.

Quel avantage pour la collectivité que de mettre en place une telle initiative ?

Des employés qui vont mal, cela coûte cher à la collectivité, à plusieurs niveaux : absentéisme, gestion des remplacements, perte de compétence liés aux départs de certains employés, désengagement des employés, mauvaise image auprès des habitants.


 Les résultats de l'enquête sur les conditions de travail de nos collègues de la CGT communaux de Fleury-Mérogis :







Section syndicale Mairie de Fleury Mérogis
12 rue Roger CLAVIER – 91700 Fleury Mérogis
cfdtmairiefleurymerogis@gmail.com

mercredi 18 janvier 2012

72 signatures recueillies sur la journée du mardi 17 janvier 2012 !




Tout d’abord nous souhaitons remercier tous les collègues signataires et non-signataires de  la pétition pour de meilleures conditions de travail, induite par l’enquête réalisée par la CGT Communaux de Fleury, qui comptabilise aujourd’hui  72 signatures pour cette seule journée du Mardi 17 janvier 2012.

Nous vous remercions également pour votre accueil chaleureux, votre écoute, vos remarques lors de notre passage dans vos services.

Il faut être honnête : sans vous le syndicalisme n’exciterait pas !

Nous allons transmettre cette pétition au Maire afin qu’il se saisisse du problème et reviendrons vers vous afin de vous informer des avancées sur ce dossier.

Pour celles et ceux qui souhaitent signer cette pétition, ils peuvent toujours le faire sur ce blog, l’objectif étant d’atteindre  les 100 signatures avant Vendredi  20 janvier 2012.

La CFDT souhaite s’inscrire dans une démarche participative, respectueuse et militante pour défendre les conditions de travail et sauvegarder les intérêts  des agents. 







Section syndicale Mairie de Fleury Mérogis
12 rue Roger CLAVIER – 91700 Fleury Mérogis
cfdtmairiefleurymerogis@gmail.com

lundi 16 janvier 2012

AG du personnel du Mardi 10 Janvier 2012 : Constat Alarmant !






Nous étions impatients de participer à l’Assemblée Générale organisée par la CGT des communaux de Fleury-Mérogis, l’un des points de l’ordre du jour était le résultat du sondage sur les conditions de travail des agents de Fleury-Mérogis tant attendu, distribué au mois de septembre 2011 dont les collègues de la CGT sont à l’initiative.

Nous nous ne sommes pas trompés sur notre analyse de la situation que nous dénonçons depuis 2 ans par le biais de nos multiples interventions.
A savoir une situation catastrophique sur les conditions de travail des agents municipaux induite par de nombreux facteurs que nous évoquerons dans un prochain billet.

 Les chiffres parlent d’eux-mêmes (échantillon de 64 agents titulaires sur 210) :

-    85 % affirment que leurs conditions de travail se sont dégradées depuis 3 ans au sein des services avec une baisse de la motivation pour 81% d’entre eux.

-    75% du personnel communal considère être en souffrance dans le travail avec une incidence directe sur leur santé et sur leur vie personnelle pour 80%.

-    56% avouent prendre des médicaments  ou consulter un psychologue et qu’ils se sont mis en congés maladie pour 75%.

Nous mettrons en ligne l’intégrité des résultats de l’enquête dès que possible, et annoncerons notre plan d’actions pour contrecarrer ces agissements qui nuisent au service public et aux agents qui exercent  leurs fonctions, en coordination avec la CGT communaux de Fleury-Mérogis, le Comité d’Hygiène et Sécurité et les représentants du personnel.
L’Assemblée Générale s’est terminée  par un appel au rassemblement, à la solidarité et à l’unité pour mener ce combat face à cette situation désespérée.


Section syndicale Mairie de Fleury Mérogis
12 rue Roger CLAVIER – 91700 Fleury Mérogis
cfdtmairiefleurymerogis@gmail.com



jeudi 29 décembre 2011

TRACT CFDT : LA CFDT S'INTERROGE...



LA CFDT S'INTERROGE…

Nous sommes intervenus le lundi 12 décembre 2011 à la demande d’un agent, en l’occurrence la secrétaire du Maire, pour constater que, durant son congé maladie, les tiroirs de son bureau avaient été fracturés ainsi qu’une armoire se trouvant à proximité.

L’agent affirme ne pas avoir été prévenu de cette initiative et a été choqué par ce procédé.

Nous ne pouvons que condamner cette manière d’agir, qui s’apparente à une technique de déstabilisation.

Nous demandons au CHS d’intervenir et de mener une enquête auprès des agents, afin de déceler les cas de « mal être » au travail et de mener des actions de prévention comme demandé dans un précédent tract.

Ces agissements qui perdurent depuis trop longtemps doivent cesser.

L’individualisme tend à neutraliser la mobilisation collective, générant le silence et le chacun pour soi, induisant des conduites de domination ou de soumission.

Alors ENSEMBLE unissons-nous !


Section syndicale Mairie de Fleury Mérogis
12 rue Roger CLAVIER – 91700 Fleury Mérogis
cfdtmairiefleurymerogis@gmail.com

jeudi 15 décembre 2011

Courrier à Monsieur le Maire David DERROUET sur les mutuelles





Monsieur le Maire David DERROUET
Mairie de FLEURY-MEROGIS
12, Rue Roger Clavier
91700 FLEURY MEROGIS



Fleury le 14 décembre 2011,

Objet : Mutuelles

Monsieur,
Depuis le 08 novembre 2011, un décret permet aux collectivités territoriales de participer financièrement aux contrats de protection sociale complémentaire et de prévoyance.
La situation des agents de la fonction publique se dégrade, de plus en plus d’agents non-titulaires sont recrutés, la précarisation des salaires s’accentue. La participation de la ville aux contrats de protection sociale relève d’une grande avancée sociale.
 A cette fin nous vous demandons de bien vouloir réunir le CTP sur ce point. Et par ailleurs nous vous demandons de bien vouloir nous recevoir afin que nous puissions vous exposer notre projet.


Veuillez agréer Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées.


Le Secrétaire CFDT Mairie de Fleury-Mérogis, 



Section syndicale Mairie de Fleury Mérogis
12 rue Roger CLAVIER – 91700 Fleury Mérogis
cfdtmairiefleurymerogis@gmail.com


TRACT CFDT : PARTICIPATION FINANCIÈRE DE LA VILLE AUX MUTUELLES.




Le décret n°2011-1474 du 8 novembre 2011 est paru.
Il prévoit une participation de l’employeur sur la PREVOYANCE (maintien de salaire), et sur la COMPLEMENTAIRE SANTE (participation à la mutuelle).

La crise a un impact immédiat sur la santé. Près d’un tiers des Français (29%) ont dû renoncer à se soigner ou reporter des soins faute de moyens ces derniers mois, contre 11% seulement il y a deux ans, révèle un sondage CSA pour Europ Assistance.

Un adjoint technique ou administratif en début de carrière augmentera son salaire de 10 points en 10 ans soit 38 euros. Il ne peut se permettre un prélèvement supplémentaire même pour une mutuelle ou un maintien de salaire.

La participation de la ville aux mutuelles et au maintien de salaire est une action sociale qui répond à un besoin « urgent » des agents de la ville de FLEURY-MEROGIS.

Nous saisissons officiellement M. le Maire pour qu’il convoque le CTP sur la participation de la ville aux mutuelles et nous lui demandons de bien vouloir nous recevoir afin de pouvoir lui exposer notre projet.

Nous vous tiendrons au courant de l’avancé de cette démarche dans les prochaines semaines.

 
Section syndicale Mairie de Fleury Mérogis
12 rue Roger CLAVIER – 91700 Fleury Mérogis
cfdtmairiefleurymerogis@gmail.com

mercredi 14 décembre 2011

Journée d'action contre l'austérité: Pourquoi la mobilisation ne fonctionne plus?

 




DÉCRYPTAGE - Malgré un fort mécontentement général, les Français se joignent de moins en moins aux mouvements sociaux...

Une mobilisation «moyenne, sans doute pas à la hauteur de nos attentes». Telle était la prédiction du secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, pour la journée d’action qui s’est déroulée ce mardi afin de protester contre le plan d’austérité du gouvernement.
Même si plus d’une centaine de rassemblements, accompagnés de grèves ponctuelles, étaient prévus à l'appel de cinq syndicats, le mouvement s’est effectivement révélé bien modeste. L’échec de l’importante mobilisation contre la réforme de retraites, il y a un an, est passé par là. Mais pas seulement.

Une «situation difficile» sur le terrain

«Ce gouvernement nous a imposé des réformes, n’a pas écouté le mouvement majoritaire sur les retraites, n’a pas tenu compte de l’avis des salariés qui pensent désormais que sur ces grands enjeux de société, on ne le fera pas bouger», avance Nadine Prigent, secrétaire confédéral CGT, contactée par 20 Minutes.
Malgré le fort mécontentement qui est dans l’air actuellement, les syndicats évoquent ainsi une «situation difficile» sur le terrain et font un «constat lucide». «Il y a beaucoup d’inquiétudes et d’attente sociale, les mesures d’austérité sont considérées comme injustes, mais on sent qu’il y a des difficultés à traduire cela dans des mobilisations interprofessionnelles», ajoute Nadine Prigent.

Une période pré-électorale pas favorable

Joint par 20 Minutes, Jean-Louis Malys, secrétaire national de la CFDT, évoque la période pré-électorale. «Le message social est moins audible car trop politisé», selon lui. «Les gens se mettent dans une situation d’attente, mais ce n’est pas notre point de vue, il faut continuer à mettre les questions sociales au cœur de la campagne, on ne peut pas dire que l’on va les régler après la présidentielle», renchérit Nadine Prigent. 
Pour sa part, Stéphane Sirot, historien et spécialiste des mouvements sociaux, confirme à 20 Minutes qu’«au niveau national, il y a eu toute une série de défaites assez cuisantes, c’est un élément qui pèse» et que la période pré-électorale provoque un «sentiment d’attente».

Une unité syndicale mise à mal

Cependant, il ajoute d’autres éléments à charge contre les syndicats. Outre leur unité qui a du mal à perdurer, «leur choix de mobilisation se révèle inefficace et contre-productif», selon l’historien. «Les syndicats ont mis de côté le principe de grève reconductible, campant sur les journées d’action ponctuelles qui ne font plus reculer le pouvoir politique et découragent au bout du compte», explique-t-il.
Ecartant la «fatalité» qui toucherait les mouvements nationaux, Nadine Prigent s’appuie alors sur les «luttes locales» dans lesquelles est engagé son syndicat dans «un certain nombre de secteurs». Mais pour Stéphane Sirot, «une organisation syndicale ne peut pas prendre la décision de se replier sur le local.»

Grève reconductible ou alternance au pouvoir

Pour l’historien, la grève reconductible est ainsi le seul moyen encore viable aujourd’hui pour établir un rapport de force avec le pouvoir politique, qui lui permettre ainsi de faire des concessions. «Mais les directions syndicales ont beaucoup de mal à s’engager dans cette démarche, ça leur fait peur», indique-t-il.
Autre solution: une alternance politique à la tête de l’Etat qui offrirait une «petite bouffée d’air» et une «survie à court terme» pour les syndicats. Ils «ont besoin d’une victoire politique pour montrer qu’elle est le résultat du mécontentement, car si la majorité actuelle est reconduite, la défaite de la réforme des retraites sera confirmée, ce serait un échec supplémentaire dont ils auraient du mal à se relever», analyse Stéphane Sirot.
En attendant, par cette journée d’action, que Jean-Louis Malys requalifie même de «sensibilisation», les syndicats affirment avoir voulu au moins assurer «une présence médiatique et sur le terrain». «On n’a jamais pensé qu’il y aurait une forte mobilisation, mais ça n’augure rien pour l’avenir. Nous on doit être présents et audibles», conclut le secrétaire national de la CFDT.

Corentin Chauvel-20 minutes